Languedoc-Roussillon, les chaluts au chômage technique, Midi Libre du 13/04/2012.

Pénurie en perspective dans les criées.


De lundi et jusqu’au 15 juillet, les bateaux vont s’arrêter sept semaines.

Depuis jeudi dernier, les huit chalutiers audois ne sortent plus, cloués à quai par un prix du gazole trop élevé.
Ils le resteront sept semaines encore, profitant des mesures d’aide dans le cadre du dispositif dit d’arrêt temporaire.

Et pas question de se rabattre sur Sète : dans le premier port de pêche de la Méditerranée, la plupart des 23 chalutiers ont décidé de cesser leur activité en même temps dès lundi. Ils entendent profiter à plein des 35 jours ouvrés qu’autorise le dispositif.

Au Grau-du-Roi, pour ne pas mettre au chômage les 32 salariés de la Socomap, la coopérative qui assure la commercialisation du poisson, les pêcheurs ont établi un roulement mais dans le port gardois aussi, l’activité sera considérablement réduite.


Depuis plusieurs années déjà, la pêcherie méditerranéenne est confrontée à un effondrement des stocks. La dégradation s’est accélérée avec la disparition brutale de la sardine et de l’anchois il y a trois ans pour des raisons encore mal expliquées.
Du coup, tous les bateaux - une grande majorité de la flottille - qui étaient armés au pélagique se sont mis au poisson de fond, accélérant l’épuisement des populations... et la flambée des prix.

D’où le dispositif de l’arrêt temporaire. Du 15 avril au 15 juillet, les chalutiers qui ciblent le merlu et la sardine, ont donc le droit de s’arrêter 35 jours ouvrés soit sept semaines par périodes de cinq jours minimum. Pendant les arrêts, ils sont indemnisés par le fonds européen pour la pêche sur la base des résultats des trois exercices précédents.

Intégralité de l'article du 13/04/2012.
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